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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 27-06-2019]

Lait

Pour un échantillon représentatif

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Retour à l’usine - tous les échantillons auront été réalisés en double, et le labo vérifiera la cohérence des résultats.
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Sébastien Mathieu prélève un échantillon manuel, qui sera comparé à celui effectué par le chauffeur.
Le rôle de «l’agent de relation externe» du laboratoire interprofessionnel est très important pour les producteurs. C’est lui qui forme les chauffeurs préleveurs, et qui les contrôle régulièrement pour s’assurer que l’échantillon de lait, qui servira à établir les payes, est bien conforme à la qualité du lait livré.
On l’appelle «agent de relation externe», ou plus souvent « contrôleur externe ». Les anciens aiment encore bien l’appeler «super-contrôleur». Mais qu’importe le nom, pourvu que l’échantillon soit conforme. Car la mission du contrôleur externe (appelons-le ainsi), est de vérifier, par des inspections rigoureuses de pratiques d’échantillonnage, que le flacon de lait prélevé à chaque collecte dans les tanks soit représentatif de la qualité livrée.

Les bonnes pratiques d’échantillonnage
Sébastien Mathieu fait partie de l’équipe des contrôleurs externes du laboratoire de Rioz (Lial). Avec Philippe  Vaudrey, ils se partagent les 14 départements de la zone couverte par le Lial, c’est-à-dire qu’ils assurent le contrôle de près de 500 chauffeurs. Leur mission est très concrète : ils s’assurent que les gestes effectués par les chauffeurs sont conformes aux protocoles, et que les échantillons réalisés permettent de bien rendre compte de la qualité du lait. Par exemple, le premier coup d’œil, au départ de la tournée, est pour la glacière : «Je m’assure qu’elle soit assez remplie de glace, explique Sébastien Mathieu, et que la température de l’échantillon témoin soit bien comprise entre 0 et 4°C». Pas question que le lait, bien refroidi chez le producteur, subisse une montée en température dans la glacière du camion.
A chaque arrêt dans les fermes au cours de la tournée, les mêmes gestes bien précis doivent être répétés : le tank est stoppé, le chauffeur jauge, il met en route l’agitateur, attend que le tank soit bien homogénéisé, pompe le lait, remet en route... Le camion en lui-même est scruté de près, notamment le préleveur automatique : la temporisation se fait-elle correctement ? Les 200 premiers litres servent en effet à « rincer » le tuyau pour éviter que le lait du producteur précédent tombe dans l’échantillon ; il faut donc que le préleveur se mette en route au bout d’un laps de temps précis. Les aiguilles traversent-elles bien ? Le niveau du flacon est-il suffisant ? Autant de détails qui permettent, en fin de tournée, que le lait livré à la laiterie soit bien le même que celui qui sera analysé à Rioz.

«Je suis là pour vous»
Tous ces éléments sont notés précisément, et chacun des tanks est prélevé en triple : un flacon par le chauffeur, et deux par le contrôleur externe, réalisé à la louche, manuellement. Les résultats des analyses permettront de mettre en évidence, le cas échéant, des déviances liées à la tournée (préleveur défectueux) ou au chauffeur (mauvaises pratiques d’échantillonnage).
Comme Sébastien aime à le rappeler aux éleveurs qu’il ne manque pas de croiser dans ses tournées, son travail est essentiellement une assurance que le prélèvement est fait dans les règle de l’art. «Je suis là pour vous», explique-t-il en homogénéisant le contenu d’une cuve. Quand il relève les températures dans le tank, ce n’est pas seulement pour contrôler la chaîne du froid, mais aussi pour s’assurer que le thermomètre du tank    n’est pas déviant. Auquel cas l’éleveur est prévenu et peut faire réparer son installation.

Formation initiale et continue
Enfin, c’est aussi aux contrôleurs externe que revient la charge de former les nouveaux chauffeurs laitiers. Dès leur embauche, les entreprises laitières sont en effet tenues de signaler au Lial l’arrivée d’un nouveau chauffeur préleveur. Chacun reçoit alors une formation initiale sur les techniques d’échantillonnage, le matériel employé et l’importance de l’échantillon représentatif. Pour les chauffeurs plus expérimentés, le recyclage est obligatoire : tous les 5 ans, ils retournent sur les bancs de l’école pour reprendre la théorie, et si besoin corriger les mauvaises habitudes.

LD

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