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«Prévenir les crises»

À 21 ans, Louis Mathé est agriculteur à Bazolles. Ses projets s’il était président ? Établir un système plus protecteur pour les agriculteurs et mettre en place des mesures afin de limiter la concurrence déloyale.
Par Céline Clément
«Prévenir les crises»
«Je voudrais revaloriser la production agricole française en essayant de taxer les produits importés que l’on produit sur nos territoires. Je ferais un audit des productions agricoles tous les ans afin de recenser ce qui est produit localement et taxer proportionnellement aux besoins ce qui est importé. Dans le même registre, je stopperais l’importation des produits qui ne respectent pas les mêmes normes sanitaires que nous, ou la taxer.»
Louis Mathé est également sensible à la problématique de l’installation des jeunes. «Pour soutenir les installations de jeunes, il devrait y avoir des mesures incitatives au niveau des impôts ou des crédits d’impôts.» Il aimerait également que les agriculteurs soient mieux représentés au sein de la classe politique. «J’établirais un système qui encouragerait à prendre un mandat d’élu avec des systèmes de remplacement. Ainsi les agriculteurs seraient mieux représentés, du moins ça partirait d’en bas. On les remettrait au cœur du système.
Concernant les productions d’intégration où les agriculteurs contractualisent avec les industriels, cela devrait être plus protecteur pour l’agriculteur. J’alimenterais aussi un fonds de crise en taxant les fabricants de produits phytosanitaires. Il vaut mieux prévenir les crises car on sait qu’il y en aura.»
Louis Mathé aimerait supprimer toute forme de concurrence déloyale : «Il faut éviter les scandales sanitaires et arrêter de fermer les yeux sur les produits qui ne respectent pas les normes. Actuellement, on trompe le consommateur. Je relancerais les recherches sur les OGM pour prouver qu’ils sont dangereux. Pour moi il faut aussi revoir l’étiquetage des produits dans les grandes surfaces. Concernant la volatibilité des prix, je mettrais en place un système qui permette à l’agriculteur de mettre de l’argent de côté. Enfin je diminuerais le financement des associations écologistes, et je lancerai chaque année un appel d’offre pour un projet qui devra être réalisé jusqu’au bout. Pour moi il faudrait sanctionner les associations qui sont de mauvaise foi et qui font du mal à l’agriculture. J’aurais davantage de contrôle et de vigilance quant à l’information grand public.»