Conseil départemental et Union amicale des maires de la Nièvre
Une réception pour réaffirmer le rôle essentiel des élus
Comme ils le font chaque année à pareille époque, Patrice Joly, président du Conseil départemental de la Nièvre et Daniel Barbier, président de l’Union amicale des maires de la Nièvres (UAMN) ont reçu leurs homologues, vendredi 8 juillet, à la Maison de la nature et de la faune sauvage, à Forges.
Entre soleil radieux, ambiance détendue propice à la flânerie et cocktails, le rendez-vous, devenu traditionnel à cette période sur le site de la Fédération départementale des chasseurs, a aussi permis aux responsables politiques et de l’État de s’échanger des messages. Fidèle à son talent lyrique et citant Jean Cocteau, Daniel Barbier, président des maires de la Nièvre et vice-président du Conseil départemental, a placé son intervention sous les auspices de «l’amour». Dont on pourrait ajouter qu’à défaut de le trouver, encore est-il important d’en recevoir des preuves. L’élu a donc fait un plaidoyer pour que l’État passe aux «actes», dans ce contexte de réorganisation territoriale et de réduction des crédits budgétaires. «En période de crise, le meilleur antidote est la proximité» a-t-il dit, tout en soulignant le rôle essentiel des élus locaux -et des communes- tout à la fois dans «l’engagement pour la sécurité et la lutte contre la radicalisation, la lutte contre le réchauffement climatique, la promotion de la cohésion sociale». Devant ses collègues et Jean-Pierre Condemine, le préfet, entouré de Mireille Higinnen et de Nicolas Regny, les deux sous-préfets, ainsi que d’Olivier Benoist, le secrétaire général de la préfecture, Daniel Barbier a donc exhorté à «stopper la régression financière, améliorer la justice donc la péréquation entre collectivités, alléger les contraintes et à une politique forte d’aménagement du territoire qui doit garantir un égal accès aux services publics et veiller aux fragilités de nos territoires ruraux nivernais, affectés notamment par des crises agricoles répétées». Après que Patrice Joly eut salué la décision du Premier ministre Manuel Valls de créer des «Contrats de ruralité» et eût toutefois constaté qu’il «manque un récit politique sur l’avenir des territoires ruraux au niveau national et européen», sujet sur lequel le président du Conseil départemental s’implique depuis plusieurs années au sein de l’Association nationale des nouvelles ruralités qu’il a co-fondée, le préfet de la Nièvre a à son tour pris la parole pour confier «comprendre l’inquiétude des élus s’agissant de la diminution des recettes de fonctionnement» mais tout en estimant que «dans ce département, l’impact de la politique nationale est en partie atténué par le surcroît de ressources dont nous bénéficions, notamment du fait de (son) caractère très rural». Quand les élus locaux nivernais, par la voix de Daniel Barbier, pointent «la téléphonie mobile et l’accès au très haut débit comme une impérieuse nécessité et que c’est à l’État de créer des points d’équilibre dans notre construction républicaine», Jean-Pierre Condemine répond par l’augmentation de la Dotation d’équipement des territoires ruraux, le Fonds de soutien à l’investissement public local et le soutien à la ruralité permis par les Contrats de ruralité et la mission AIDER (ndlr : l’État apporte un soutien sur le développement du technopôle de Magny-Cours et de la ferme du Marault au profit des filières agricoles).
Quant aux réseaux numériques et notamment de téléphonie mobile, ils font l’objet d’une nouvelle étude qui devrait amplifier, avec les opérateurs, la pose de nouvelles antennes dans les zones non couvertes.
Quant aux réseaux numériques et notamment de téléphonie mobile, ils font l’objet d’une nouvelle étude qui devrait amplifier, avec les opérateurs, la pose de nouvelles antennes dans les zones non couvertes.