Zones intermédiaires et crise céréalière
Une délégation au ministère
Suite aux entrevues sur deux exploitations céréalières du département, du préfet de la Nièvre, lundi passé, une délégation FDSEA, JA et Chambre d’agriculture de la Nièvre, du Cher et de l’Yonne a été reçue, par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, à Paris.
1 - Mesures d’urgence
- La profession a demandé que soit mise en œuvre au plus vite les mesures suivantes :
- paiement du solde des aides PAC 2015
- mobilisation d’aides d’urgence pour accompagner les trésoreries au travers de divers dispositifs :
• Fond d’allègement des charges
• Mise en place de mesure de consolidation de trésorerie sur 5 à 7 ans
• Prolongation du dispositif d’année blanche cofinancé par l’État et par conséquent moins lourd financièrement pour le producteur
• Exonérations totales et simplifiées des taxes sur le foncier non-bâti (TFNB)
• Mesures d’exonérations sociales
• Mobilisation du fond d’aide européen pour les pertes céréalières
• Mobilisation du fond de soutien exceptionnel aux producteurs via une contribution des maillons de la chaîne agro-alimentaire vivant de l’activité agricole (industrie phytosanitaire, grande distribution...)
Le ministre a été attentif aux propositions évoquées, confirmant que les premières annonces du 27 juillet, seraient complétées dès septembre par des dispositions d’urgence de différentes natures, permettant d’accompagner les exploitations fragilisées. Nous avons fortement insisté sur le fait que toutes les exploitations étaient uniformément atteintes par la dégradation de leur chiffre d’affaire et que les budgets devraient être calibrés à la hauteur des pertes subies. De même, la demande a été portée de ne pas restreindre l’accès aux futures mesures aux seules exploitations spécialisées, mais d’élargir l’accès de celles-ci à tous les ateliers grandes cultures de nos départements afin de notamment prendre en compte les cas des exploitations de polyculture/élevage.
2 - Mesures structurelles
Sur ce volet, cinq principales demandes ont été portées :
- verrouillage du niveau de prélèvement au titre du paiement redistributif,
- arrêt de la course aveugle aux restrictions d’usage de produits phytosanitaires : nous avons sur ce point lourdement insisté sur le fait que contrairement aux idées reçues, le retrait de produits phytos n’engendrait pas de baisse mais un renchérissement des coût de production,
- Meilleure utilisation des fonds du deuxième pilier de la PAC : une refonte du dispositif MAEc «Zones intermédiaires» a été évoquée à l’appui de l’inaccessibilité de l’actuel cahier des charges et du très faible niveau d’engagement des producteurs dans la mesure.
Sur ces différents points, le ministre a indiqué les éléments suivants :
• dès début septembre, de nouvelles évolutions seront envisagées sur le dispositif assurantiel pour renforcer la mutualisation et assurer une meilleure couverture des risques. Le message sur la couverture «chiffre d’affaire» semble avoir été entendu.
• En matière de PAC, le blocage du prélèvement redistributif à hauteur de 10% acté la semaine passée a été rappelé au motif d’une situation considérée dramatique pour les exploitations de la zone intermédiaire.
• Sur les phytos, le ministre a insisté sur le fait qu’il avait défendu la possibilité, à Bruxelles, de maintenir l’utilisation du glyphosate, pendant un an et qu’il continuerait à tenir cette position sur le sujet, malgré les pressions des lobbys environnementalistes et des parlementaires sur ce sujet.
• Enfin, sur le dispositif MAEc, concédant que le cahier des charges était inaccessible, et qualifiant lui-même le cadre imposé par Bruxelles de «complètement con», en référence au fait que la prime versée ne pouvait que compenser une baisse de production et de chiffre d’affaire, le ministre n’a pas exclu de retravailler le contenu de la mesure dans les prochains mois.
Les prochains rendez-vous sur ces divers sujets sont prévus début septembre avec la mise en place des cellules d’urgence coordonnées par les préfets en département. Pour la Nièvre, une prochaine rencontre était prévue le 11 août en préfecture.
- La profession a demandé que soit mise en œuvre au plus vite les mesures suivantes :
- paiement du solde des aides PAC 2015
- mobilisation d’aides d’urgence pour accompagner les trésoreries au travers de divers dispositifs :
• Fond d’allègement des charges
• Mise en place de mesure de consolidation de trésorerie sur 5 à 7 ans
• Prolongation du dispositif d’année blanche cofinancé par l’État et par conséquent moins lourd financièrement pour le producteur
• Exonérations totales et simplifiées des taxes sur le foncier non-bâti (TFNB)
• Mesures d’exonérations sociales
• Mobilisation du fond d’aide européen pour les pertes céréalières
• Mobilisation du fond de soutien exceptionnel aux producteurs via une contribution des maillons de la chaîne agro-alimentaire vivant de l’activité agricole (industrie phytosanitaire, grande distribution...)
Le ministre a été attentif aux propositions évoquées, confirmant que les premières annonces du 27 juillet, seraient complétées dès septembre par des dispositions d’urgence de différentes natures, permettant d’accompagner les exploitations fragilisées. Nous avons fortement insisté sur le fait que toutes les exploitations étaient uniformément atteintes par la dégradation de leur chiffre d’affaire et que les budgets devraient être calibrés à la hauteur des pertes subies. De même, la demande a été portée de ne pas restreindre l’accès aux futures mesures aux seules exploitations spécialisées, mais d’élargir l’accès de celles-ci à tous les ateliers grandes cultures de nos départements afin de notamment prendre en compte les cas des exploitations de polyculture/élevage.
2 - Mesures structurelles
Sur ce volet, cinq principales demandes ont été portées :
- verrouillage du niveau de prélèvement au titre du paiement redistributif,
- arrêt de la course aveugle aux restrictions d’usage de produits phytosanitaires : nous avons sur ce point lourdement insisté sur le fait que contrairement aux idées reçues, le retrait de produits phytos n’engendrait pas de baisse mais un renchérissement des coût de production,
- Meilleure utilisation des fonds du deuxième pilier de la PAC : une refonte du dispositif MAEc «Zones intermédiaires» a été évoquée à l’appui de l’inaccessibilité de l’actuel cahier des charges et du très faible niveau d’engagement des producteurs dans la mesure.
Sur ces différents points, le ministre a indiqué les éléments suivants :
• dès début septembre, de nouvelles évolutions seront envisagées sur le dispositif assurantiel pour renforcer la mutualisation et assurer une meilleure couverture des risques. Le message sur la couverture «chiffre d’affaire» semble avoir été entendu.
• En matière de PAC, le blocage du prélèvement redistributif à hauteur de 10% acté la semaine passée a été rappelé au motif d’une situation considérée dramatique pour les exploitations de la zone intermédiaire.
• Sur les phytos, le ministre a insisté sur le fait qu’il avait défendu la possibilité, à Bruxelles, de maintenir l’utilisation du glyphosate, pendant un an et qu’il continuerait à tenir cette position sur le sujet, malgré les pressions des lobbys environnementalistes et des parlementaires sur ce sujet.
• Enfin, sur le dispositif MAEc, concédant que le cahier des charges était inaccessible, et qualifiant lui-même le cadre imposé par Bruxelles de «complètement con», en référence au fait que la prime versée ne pouvait que compenser une baisse de production et de chiffre d’affaire, le ministre n’a pas exclu de retravailler le contenu de la mesure dans les prochains mois.
Les prochains rendez-vous sur ces divers sujets sont prévus début septembre avec la mise en place des cellules d’urgence coordonnées par les préfets en département. Pour la Nièvre, une prochaine rencontre était prévue le 11 août en préfecture.
Atmosphère, Atmosphère…
Inhospitalière et sibérienne dès l’entrée du Ministre. En introduction, un trop long sermon. Nous aurions tenu, face à la presse, dans la rue, avant l’entrée au Ministère, des propos sévères à son égard. Sidération des trois concernés : Le président de la FDSEA du Cher, la présidente des JA de l’Yonne et moi-même. Ceux qui nous connaissent savent qu’aucun de nous n’est coutumier des attaques personnelles. Cette engueulade est parfaitement abusive et les enregistrements TV peuvent en témoigner.
Alors de quatre choses l’une, la paranoïa ? Presque impossible, personne n’atteint ce niveau de responsabilité avec une maladie mentale.
Habileté politicienne ? Déstabiliser l’interlocuteur afin de prendre l’ascendant sur lui dès le départ. Peine perdue, nous sommes bien assez lucides sur nos limites.
Un mal-renseignement ? Possible, les meilleurs effectifs seraient affectés à la prévention du terrorisme, et les autres cantonnés à la surveillance des syndicalistes agricoles, ce serait raisonnable.
La fatigue ? Alors les vacances tombent à point nommé !
Alors de quatre choses l’une, la paranoïa ? Presque impossible, personne n’atteint ce niveau de responsabilité avec une maladie mentale.
Habileté politicienne ? Déstabiliser l’interlocuteur afin de prendre l’ascendant sur lui dès le départ. Peine perdue, nous sommes bien assez lucides sur nos limites.
Un mal-renseignement ? Possible, les meilleurs effectifs seraient affectés à la prévention du terrorisme, et les autres cantonnés à la surveillance des syndicalistes agricoles, ce serait raisonnable.
La fatigue ? Alors les vacances tombent à point nommé !