Grandes cultures
Raisonner à long terme pour faire face à court terme
«Sécuriser son revenu, du raisonnement individuel à la solution collective»: une soirée de réflexion ambitieuse, qui a permis de poser des questions de fond sur les habitudes de gestion sur nos exploitations.
Penser sa gestion, ses choix et ses investissements en pluri-annuel est un choix qui s’imposera de plus en plus en grandes cultures, compte-tenu des risques climatiques et de la volatilité des cours... C’est la conclusion à laquelle est arrivée la quarantaine d’exploitants venus assister à la soirée organisée par la FDSEA à Pouilly-sur-Loire vendredi sur le thème: «Sécuriser son revenu, du raisonnement individuel à la solution collective». La section Grandes cultures de la FDSEA accueillait Benjamin Pinel, technicien FRCUMA pour l’antenne Nièvre, et François Jacques, Secrétaire Général adjoint de l’AGPB.
La quarantaine de participants ayant pris part au débat sont ressortis satisfaits du contenu et du format participatif de la soirée: «Les interventions m’ont apporté des élements de réflexion, pour moi, chef d’entreprise, qui me donnent matière à réfléchir pour les années à venir», «Ca m’aide à lever le nez du guidon, la soiré pose de vraies questions sur la façon dont nous réféchissons nos stratégies individuelles et quelles positions nous pouvons défendre à l’échelle de la profession» témoignaient deux céréaliers.
Premier sujet développé ce soir-là: la maîtrise des charges de mécanisation et les bonnes pratiques en termes de gestion et d’anticipation de ses investissements en machinisme. «Les charges de mécanisation sont le premier poste de charges sur les exploitations céréalières, mais avec de fortes disparités entre les fermes, ce qui montre des marges de progression possibles» explique Benjamin Pinel. «Attention à la surmécanisation», prévient-il. François Jacques, secrétaire général adjoint de l’AGPB, questionne, en forme de provocation: «Pourquoi, si vous avez 100 hectares, ne pas vous équiper pour 80 hectares?»
Autre thème de réflexion de la soirée: l’aménagement du territoire. «En termes de compétitivité», précise François Jacques, «si nous faisons une analye comparée avec les autres pays, ici, en France, nous avons le foncier parmi le moins cher, en revanche en grandes cultures nous exploitons sur des timbres postes ! L’aménagement du territoire en France reste très peu adapté à nos outils et pratiques de mécanisation; je pense qu’il y a un travail à faire de ce côté-là pour rationaliser notre parcellaire».
Le sujet de l’assurance était également au cœur de la réflexion. «Avec la récurrence des aléas climatiques qui ont des incidences importantes sur les quantités et la qualité de la production, et la volatilité des cours, nous tenions à aider les agriculteurs à anticiper, nous voulions leur donner des clés de lecture, même si à l’heure actuelle il n’y a pas encore d’assurance qui satisfasse la profession, il est important pour nous de nous projeter, pour définir, collectivement, un type, un format d’assurance qui réponde à nos besoins de demain» témoigne Didier Guyon, président de la section grandes cultures de la FDSEA. François Jacques a donc présenté les réflexions en cours au niveau national au sein de l’AGPB, qui prônerait plutôt un système d’assurance laissant un maximum de choix et de marge de manœuvre à l’agriculteur.
Enjeu: laisser à chacun individuellement la responsabilité de sa prise de décision. Une certitude: c’est la combinaison de plusieurs outils qui permettra demain de sécuriser son revenu: une réflexion de long terme sur sa mécanisation, la souscription d’une ou plusieurs assurance(s), la création éventuelle, les bonnes années, d’une épargne de précaution et l’habitude de raisonner sa stratégie voire sa comptabilité en pluri-annuel.
La quarantaine de participants ayant pris part au débat sont ressortis satisfaits du contenu et du format participatif de la soirée: «Les interventions m’ont apporté des élements de réflexion, pour moi, chef d’entreprise, qui me donnent matière à réfléchir pour les années à venir», «Ca m’aide à lever le nez du guidon, la soiré pose de vraies questions sur la façon dont nous réféchissons nos stratégies individuelles et quelles positions nous pouvons défendre à l’échelle de la profession» témoignaient deux céréaliers.
Premier sujet développé ce soir-là: la maîtrise des charges de mécanisation et les bonnes pratiques en termes de gestion et d’anticipation de ses investissements en machinisme. «Les charges de mécanisation sont le premier poste de charges sur les exploitations céréalières, mais avec de fortes disparités entre les fermes, ce qui montre des marges de progression possibles» explique Benjamin Pinel. «Attention à la surmécanisation», prévient-il. François Jacques, secrétaire général adjoint de l’AGPB, questionne, en forme de provocation: «Pourquoi, si vous avez 100 hectares, ne pas vous équiper pour 80 hectares?»
Autre thème de réflexion de la soirée: l’aménagement du territoire. «En termes de compétitivité», précise François Jacques, «si nous faisons une analye comparée avec les autres pays, ici, en France, nous avons le foncier parmi le moins cher, en revanche en grandes cultures nous exploitons sur des timbres postes ! L’aménagement du territoire en France reste très peu adapté à nos outils et pratiques de mécanisation; je pense qu’il y a un travail à faire de ce côté-là pour rationaliser notre parcellaire».
Le sujet de l’assurance était également au cœur de la réflexion. «Avec la récurrence des aléas climatiques qui ont des incidences importantes sur les quantités et la qualité de la production, et la volatilité des cours, nous tenions à aider les agriculteurs à anticiper, nous voulions leur donner des clés de lecture, même si à l’heure actuelle il n’y a pas encore d’assurance qui satisfasse la profession, il est important pour nous de nous projeter, pour définir, collectivement, un type, un format d’assurance qui réponde à nos besoins de demain» témoigne Didier Guyon, président de la section grandes cultures de la FDSEA. François Jacques a donc présenté les réflexions en cours au niveau national au sein de l’AGPB, qui prônerait plutôt un système d’assurance laissant un maximum de choix et de marge de manœuvre à l’agriculteur.
Enjeu: laisser à chacun individuellement la responsabilité de sa prise de décision. Une certitude: c’est la combinaison de plusieurs outils qui permettra demain de sécuriser son revenu: une réflexion de long terme sur sa mécanisation, la souscription d’une ou plusieurs assurance(s), la création éventuelle, les bonnes années, d’une épargne de précaution et l’habitude de raisonner sa stratégie voire sa comptabilité en pluri-annuel.