Journée «légumineuses» du 22 septembre
«Osez les légumineuses» : la démonstration par l’exemple...
Le 22 septembre prochain, la Chambre d’agriculture de la Nièvre et ses conseillers des services Elevage et Productions végétales, organisent une journée consacrée aux légumineuses. Rendez-vous chez Régine et Eric Roubeau à Pazy (lieu dit Varennes) pour en savoir plus et mesurer tout l’intérêt de ce choix agronomique et économique. En préambule à cette journée, rencontre avec des agriculteurs pratiquants de longue date.
Introduire des légumineuses dans sa rotation c’est loin d’être un effet de mode, certains réitèrent ce choix de génération en génération et s’apprêtent à en témoigner lors de la prochaine journée organisée sur ce thème par la Chambre d’agriculture et ses partenaires. Ils ont «osé» et leurs parents avant eux pour certains, bien avant. Les temps actuels leur donnent raison, mais ce choix mûrement réfléchi et assumé a largement contribué à sécuriser leur système. Au Gaec des Dochamps à Saizy, comme chez Régine et Eric Roubeau à Pazy, les légumineuses ont su s’imposer, mais ce choix s’accompagne d’une réflexion agronomique aboutie et conditionne une conduite de cultures particulière en fonction des stratégies d’exploitation visées. Rencontres.
Gaec Dochamps : allier agronomie et économie
Les légumineuses, chez Philippe et Odile les parents, et Ludovic et Benjamin Guyard, leurs fils associés dans le Gaec, ont été de tout temps «une affaire de famille» et une culture étroitement liée à l’historique de l’exploitation. La luzerne notamment est restée dans la rotation alors même que beaucoup la délaissait au profit de cultures plus attractives et plus lucratives, dans les premières années de la Pac. Sur ces terres argilo-calcaires souvent superficielles, la luzerne, en association notamment, permet de produire «un fourrage économique» et, de «compenser la faible production de prairies naturelles difficiles à faucher». Azote et protéines sont au rendez-vous pour une autonomie alimentaire conquise à moindres frais. Quand Philippe Guyard relève les avantages liées à l’introduction de la luzerne, agronomique et économie se trouvent étroitement liées. La production de luzerne «sécurise quantitativement la production de fourrage». En saison sèche notamment ces pâtures sont ouvertes aux troupeaux. Mais tout se raisonne, le mélange (dactyle et luzerne pour ne meilleure conservation et une meilleure qualité de récolte), comme la technique et la date d’implantation en fonction de la nature des sols et du contexte. La production reste technique, témoigne Ludovic Guyard, «sur les terres granitiques les mélanges marchent mieux et sécurisent la production». Cette année certaines implantations se sont faites «sous couvert de céréales» (avoine ou orge) mais surtout, «sur sols bien rappuyés, fins et sains, drainants de préférence». L’implantation peut se faire à l’automne ou au printemps. Le Gaec a su depuis longtemps profiter des avantages des légumineuses : une luzerne est conduite sur trois ans, sans traitement et génère des économies d’azote appréciables. La plante «nettoie les chardons», elle améliore la structure du sol, allonge et enrichie les rotations. Au final, les «cultures sont plus propres». Un inconvénient : une petite perte sur le rendement si l’implantation est tardive. Ceci étant compensé par une économie de fertilisation de 20 à 30% sur un blé et moins de désherbage. A considérer aussi, quand les céréales ont été récoltées, les animaux disposent d’un pâturage d’automne intéressant.
Le Gaec produit son aliment maison, composé et calibré en fonction des lots destinés à différents marché (broutards, laitonnes, animaux à l’engraissement, vaches, etc.). Une stratégie alimentaire «à façon», facilitée par l’utilisation d’une mélangeuse, sans que ce matériel soit obligatoire à la bonne marche d’un système de ce type.
Régine et Eric Roubeau : «Faire avec ce que l’on a» mais faire «au mieux»
Ce n’est pas un hasard si Régine et Eric Roubeau accueillent sur leurs terres de Pazy cette journée légumineuses. Leur système d’exploitation est entièrement orienté vers l’optimisation de tous les postes. Il s’agit de tirer le maximum des 40 ha de prairies temporaires (au regard des 267 ha d’herbe), situés sur «des sols hétérogènes qui supportent mal les excès» grâce aux différents mélanges testés et utilisés. «On fait avec ce que l’on a» pose Eric Roubeau, qui cherche toujours à optimiser au mieux son système en faisant rimer agronomie et économie. Faire au mieux c’est «nourrir avec moins de marchandise, mais nourrir mieux» avec un objectif plus qualitatif que quantitatif. Faire au mieux c’est considérer le potentiel réel de production, limiter les coûts partout où c’est possible et favoriser le raisonnement agronomique en ce qui concerne le choix des légumineuses et de leur implantation. Ici pas d’équipement spécifiques, mais un «sens de la bricole» et une attention du semis à la récolte, qui font la chasse au gaspillage et traquent les coûts inutiles. Ces choix agronomiques jouent en faveur des rendements fourragers, limitent les problèmes de désherbage, enrichissent la rotation et «ont facilité cette année la production de bons colzas, sans souci, avec moins de problèmes de résistance au désherbage».
Ces deux sysèmes ont en commun la volonté de produire eux-mêmes une protéine à moindre coût, en tirant le meilleur parti des avantages des légumineuses. Un choix qui profite à l’ensemble du système d’exploitation, en limitant les risques et lissant les résultats. La journée, animée par les conseillers de la Chambre d’agriculture abordera tous les détails techniques et permettra d’échanger à partir de données objectives. «Tous les services de la Chambre participent à cette réflexion et à cet événement», inisiste Didier Ramet, élu professionnel en charge de la commission élevage. «Eleveurs, polyculteurs éleveurs, comme producteurs de grandes cultures peuvent y trouver de nouvelles pistes de réflexion permettant d’échapper aux fluctuations des matières premières et de mieux équilibrer leur système», tout en conservant la maîtrise de leur production et de leurs consommations.
Gaec Dochamps : allier agronomie et économie
Les légumineuses, chez Philippe et Odile les parents, et Ludovic et Benjamin Guyard, leurs fils associés dans le Gaec, ont été de tout temps «une affaire de famille» et une culture étroitement liée à l’historique de l’exploitation. La luzerne notamment est restée dans la rotation alors même que beaucoup la délaissait au profit de cultures plus attractives et plus lucratives, dans les premières années de la Pac. Sur ces terres argilo-calcaires souvent superficielles, la luzerne, en association notamment, permet de produire «un fourrage économique» et, de «compenser la faible production de prairies naturelles difficiles à faucher». Azote et protéines sont au rendez-vous pour une autonomie alimentaire conquise à moindres frais. Quand Philippe Guyard relève les avantages liées à l’introduction de la luzerne, agronomique et économie se trouvent étroitement liées. La production de luzerne «sécurise quantitativement la production de fourrage». En saison sèche notamment ces pâtures sont ouvertes aux troupeaux. Mais tout se raisonne, le mélange (dactyle et luzerne pour ne meilleure conservation et une meilleure qualité de récolte), comme la technique et la date d’implantation en fonction de la nature des sols et du contexte. La production reste technique, témoigne Ludovic Guyard, «sur les terres granitiques les mélanges marchent mieux et sécurisent la production». Cette année certaines implantations se sont faites «sous couvert de céréales» (avoine ou orge) mais surtout, «sur sols bien rappuyés, fins et sains, drainants de préférence». L’implantation peut se faire à l’automne ou au printemps. Le Gaec a su depuis longtemps profiter des avantages des légumineuses : une luzerne est conduite sur trois ans, sans traitement et génère des économies d’azote appréciables. La plante «nettoie les chardons», elle améliore la structure du sol, allonge et enrichie les rotations. Au final, les «cultures sont plus propres». Un inconvénient : une petite perte sur le rendement si l’implantation est tardive. Ceci étant compensé par une économie de fertilisation de 20 à 30% sur un blé et moins de désherbage. A considérer aussi, quand les céréales ont été récoltées, les animaux disposent d’un pâturage d’automne intéressant.
Le Gaec produit son aliment maison, composé et calibré en fonction des lots destinés à différents marché (broutards, laitonnes, animaux à l’engraissement, vaches, etc.). Une stratégie alimentaire «à façon», facilitée par l’utilisation d’une mélangeuse, sans que ce matériel soit obligatoire à la bonne marche d’un système de ce type.
Régine et Eric Roubeau : «Faire avec ce que l’on a» mais faire «au mieux»
Ce n’est pas un hasard si Régine et Eric Roubeau accueillent sur leurs terres de Pazy cette journée légumineuses. Leur système d’exploitation est entièrement orienté vers l’optimisation de tous les postes. Il s’agit de tirer le maximum des 40 ha de prairies temporaires (au regard des 267 ha d’herbe), situés sur «des sols hétérogènes qui supportent mal les excès» grâce aux différents mélanges testés et utilisés. «On fait avec ce que l’on a» pose Eric Roubeau, qui cherche toujours à optimiser au mieux son système en faisant rimer agronomie et économie. Faire au mieux c’est «nourrir avec moins de marchandise, mais nourrir mieux» avec un objectif plus qualitatif que quantitatif. Faire au mieux c’est considérer le potentiel réel de production, limiter les coûts partout où c’est possible et favoriser le raisonnement agronomique en ce qui concerne le choix des légumineuses et de leur implantation. Ici pas d’équipement spécifiques, mais un «sens de la bricole» et une attention du semis à la récolte, qui font la chasse au gaspillage et traquent les coûts inutiles. Ces choix agronomiques jouent en faveur des rendements fourragers, limitent les problèmes de désherbage, enrichissent la rotation et «ont facilité cette année la production de bons colzas, sans souci, avec moins de problèmes de résistance au désherbage».
Ces deux sysèmes ont en commun la volonté de produire eux-mêmes une protéine à moindre coût, en tirant le meilleur parti des avantages des légumineuses. Un choix qui profite à l’ensemble du système d’exploitation, en limitant les risques et lissant les résultats. La journée, animée par les conseillers de la Chambre d’agriculture abordera tous les détails techniques et permettra d’échanger à partir de données objectives. «Tous les services de la Chambre participent à cette réflexion et à cet événement», inisiste Didier Ramet, élu professionnel en charge de la commission élevage. «Eleveurs, polyculteurs éleveurs, comme producteurs de grandes cultures peuvent y trouver de nouvelles pistes de réflexion permettant d’échapper aux fluctuations des matières premières et de mieux équilibrer leur système», tout en conservant la maîtrise de leur production et de leurs consommations.
Programme de la journée
Pour dresser un panorama complet des enjeux, contraintes et solutions liés à l’introduction de légumineuses dans la rotation, la Chambre d’agriculture, ses services et ses partenaires vous accueil à Pazy (lieu dit Varennes) chez Régine et Eric Roubeau à partir de 9h30.
- 10h. Stratégies de l’exploitation de Régine et Eric Roubeau.
Choisir ses espèces et implanter (avec la participation d’Axéréal).
- 12 -14h. Repas organisé par l’association Ixyonne (participation 13€)
- 14h - 15h30. Les valorisation : effet sol, rotation, impacts agronomiques et économiques, récolte, équilibre de la ration, distribution. Repères avec les équipes des conseillers de la Chambre d’agriculture, témoignages d’éleveurs et présentation de matériels.
- 17h - 18h. Pistes d’innovation : Engraisser avec de l’enrubannage ou de l’ensilage d’herbe = baisse des charges ? Semis sous couvert permanent = diminution des intrants ?
- 10h. Stratégies de l’exploitation de Régine et Eric Roubeau.
Choisir ses espèces et implanter (avec la participation d’Axéréal).
- 12 -14h. Repas organisé par l’association Ixyonne (participation 13€)
- 14h - 15h30. Les valorisation : effet sol, rotation, impacts agronomiques et économiques, récolte, équilibre de la ration, distribution. Repères avec les équipes des conseillers de la Chambre d’agriculture, témoignages d’éleveurs et présentation de matériels.
- 17h - 18h. Pistes d’innovation : Engraisser avec de l’enrubannage ou de l’ensilage d’herbe = baisse des charges ? Semis sous couvert permanent = diminution des intrants ?