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Point de vue

Messieurs les candidats...

Depuis de nombreuses années, les Sections Départementales des Anciens Exploitants de FDSEA ainsi que leur Section Nationale ne cessent d’alerter les Pouvoirs publics sur les retraites agricoles.
Par Yves Delfolie, président de la SDAE 58
En cette période où vous allez regarder la France dans les yeux, sachez que, en dépit d’une carrière de labeur incontestable, bon nombre d’anciens exploitants bénéficient aujourd’hui de pensions de retraite indignes de notre République : 741.58 € hors RCO en moyenne par mois. Sans compter qu’ils sont sévèrement touchés par toutes les mesures qui fiscalisent leurs économies en vue de leur retraite et parfois les fait basculer dans la précarité.
Dans un contexte difficile, la République qui rétribue gracieusement certains s’honorerait de rétablir au plus vite l’équité entre les retraités, soit 85 % du Smic, ce qui permettrait une vie plus digne et conforme à l’emblème de nos mairies «Liberté - Égalité - Fraternité».

La SDAE reste vigilante et poursuit son travail pour l’amélioration de la vie des retraités agricoles qui :

- S’inquiètent pour nos zones rurales des risques d’aggravation de la désertification des services de santé et la difficulté d’accès à certains moyens de communication «internet»,

- Déplorent la baisse de leur pouvoir d’achat qui est la conséquence du blocage de leurs pensions, de la fiscalité en hausse, des charges croissantes de la vie courante,

- S’insurgent contre la fiscalisation de la majoration de 10 % des pensions des retraités ayant eu au moins trois enfants et exigent sa forfaitisation,

- Exigent le relèvement du revenu fiscal de référence (10 676 € pour une part) de 2 000 € par an, permettant ainsi l’exonération fiscale des bas revenus à l’impôt sur le revenu, à la taxe d’habitation, à la taxe de l’audiovisuel à la CASA,

- Exigent le rétablissement de la demi-part fiscale supplémentaire pour les veuves, les veufs et les invalides.

Les retraités agricoles veulent dire aux candidats à l’élection présidentielle de 2017 qu’ils ne supportent plus les disparités entre régimes, source de nombreux déséquilibres sociaux.
Je vous prie de croire, Messieurs les candidats, en l’expression de ma haute considération.