GDA et CETA de la Nièvre
Maîtriser le risque prix
Parce que la vente des céréales est une composante majeure du chiffre d’affaires des exploitations, les groupes techniques nivernais (GDA Bourgogne nivernaise, GDA Centre nivernais et CETA Entre Loire et Allier) ont invité le co-fondateur d’un site internet qui propose des solutions mathématiques pour intervenir sur les marchés.
Roland Zimmermann est co-fondateur du site pilotersaferme.com qui propose de mettre «du bon sens paysan dans les décisions de commercialisation». Vendredi 10 juin, à Saint-Benin d’Azy, il est intervenu devant une vingtaine d’adhérents des groupes de développement agricole nivernais, pour évoquer les stratégies de commercialisation et de compétitivité sur les marchés des céréales et, accessoirement, promouvoir la formule algorithmique qu’il a développée en ligne en direction des agriculteurs. Si l’entrepreneur a balayé les thèmes «quelles stratégies commerciales pour maîtriser le risque prix ?» et «évaluer votre niveau de compétitivité face aux marchés», il a surtout expliqué que son site internet pouvait permettre de gérer, avec méthode et stratégie, les campagnes de commercialisation, en physique ou sur les marchés à terme. Le site se propose ainsi d’aider les céréaliers à définir les meilleures «opportunités» de marché et savoir appuyer sur le bouton «vendre» en situation optimale. Toutefois, il a précisé quelques critères qui rendent l’agriculteur seul et unique acteur et responsable de sa propre stratégie de commercialisation «parce qu’il n’y a pas de stratégie type et que chaque exploitation est différente». Ainsi, une campagne doit-elle commencer en juillet et se terminer au 30 avril, sur pilotersaferme.com, et si les ventes doivent s’anticiper bien avant les moissons, pour autant, Roland Zimmermann déconseille les reports au-delà du mois d’avril suivant. Même avec l’aide de l’informatique qui analyse les cours de jours en jours et peut individualiser les préconisations, les marchés, mondialisés rappelons-le, sont souvent très aléatoires sur le moyen terme et peuvent donc, s’ils ne sont pas appréhendés par les agriculteurs, mettre à mal les stratégies financières des exploitations. «Vendre au plus haut est toujours incertain et vendre avant le plus bas ne peut se prévoir» a-t-il lancé aux adhérents des groupes de développement. Avec ses alertes en ligne, qui offrent une lecture des marchés, Roland Zimmermann offre une solution professionnelle basée sur l’optimal. «Une voiture ne change pas de trajectoire tout de suite, quand on appuie sur le frein, et les marchés sont pareils». Il faut juste être assez attentif pour détecter les tendances et faire les bons choix.