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Environnement

Le réseau d’eau potable en question

Le Département de la Nièvre organisait vendredi 17 mars une journée consacrée au réseau d’eau potable sur le territoire nivernais.
Par Céline Clément
Le réseau d’eau potable en question
François Thomas, chef des services de l’eau au Conseil Départemental.
Cette journée d’échange a attiré une trentaine de personnes, intéressées par la problématique de l’eau sur le Département. Ce n’est pas une première puisque d’autres rencontres avaient déjà eu lieu à Chatillon-en-Bazois en 2014 et à Guérigny l’an dernier à l’occasion de la journée de l’eau. Pour François Karinthi directeur général adjoint au Département, «c’est un vrai enjeu car l’eau est une ressource rare et le Département joue un rôle de chef de file sur cette problématique». Différents points ont été abordés parmi lesquels les écarts de rendements rencontrés sur le réseau d’eau potable et qui posent de sérieux problèmes d’économie. «Il y a un écart entre les volumes que l’on pompe et les volumes que l’on facture, précise François Thomas, chef des services de l’eau au Conseil Départemental. Ce qui se chiffre à 30 % de pertes en moyenne à l’échelle du département. L’enjeu est donc de renouveler une partie des réseaux trop vétustes». Dans la Nièvre, 70% de l’eau captée provient des nappes de la Loire et de l’Allier, sensibles au phénomène des inondations mais aussi de sécheresse.
Principal risque encouru : des coupures inopinées d’électricité. Une réalité qui nécessite une réelle surveillance pour chacune des intercommunalités responsables. Enfin la problématique des pesticides a elle aussi été abordée tout comme celle de la sécurité et de la conformité du réseau. Toutefois si «les valeurs chimiques ne sont pas conformes à la réglementation, ceci est dû à la roche», justifie François Thomas. Néanmoins, cela implique la nécessité d’un réel suivi des états physico-chimiques de l’eau et la possibilité de faire un diagnostic de vulnérabilité notamment aux risques de pollution accidentelle.