AG de la Section «Éleveurs nivernais» de la Cialyn
Le recadrage d’Yves Pinet des Écots
C’est sur un ton solennel et grave que le président de la Cialyn a pris la parole, le 29 avril, à Forges, devant une centaine d’adhérents de la section nivernaise. Alors que l’exercice est de nouveau déficitaire, Yves Pinet des Ecots remet en cause les prêts accordés aux adhérents, dont les sommes devraient plutôt, selon lui, venir financer les investissements de la société coopérative.
Au chapitre des bonnes nouvelles, la Cialyn, en 2015, a vu augmenter son activité bovins (+ 36 000, soit + 1,3%) et ovins (+ 15 000, soit + 1,5%), et cela malgré une année noire pour tout les éleveurs tant sur le plan économique que sanitaire et climatique. Pour autant, le résultat de l’exercice de la société coopérative révèle un nouveau déficit de 1,38 millions d’euros, qui s’explique à la fois par la crise de la FCO en amont (-380 000 euros) et par le retrait des importations de la Turquie (un million d’euros) en aval. Ce sont les chiffres qui ont été annoncés lors de l’assemblée de section des Éleveurs nivernais, la semaine précédente, devant une centaine d’adhérents réunis à la Fédération départementale des chasseurs, à Forges. Même s’il faut relativiser ces pertes au regard du chiffre d’affaires global de la Cialyn (166 millions d’euros) et de la Sicavyl (323 millions d’euros), au capital duquel elle est associée avec d’autres structures, il s’agit d’une nouvelle contre-performance, que son président, Yves Pinet des Ecots, a dénoncée. «La Cialyn perd de l’argent. Ce n’est pas la première année. C’est inadmissible : c’est une espèce de grain de beauté qui se transforme en mélanome» a-t-il lancé sur un ton grave. Le responsable, qui avait été réélu pour trois ans à la présidence du conseil d’administration, l’an dernier, a pointé du doigt ce qu’il considère comme une dérive : «trop d’adhérents prennent la Cialyn pour la Sécurité sociale et demandent des avances de trésorerie».
Cinq millions d’euros de prêts en 2015
Ce sont cinq millions d’euros qui ont été ainsi prêtés l’an dernier par la coopérative à des éleveurs qui, dans certains cas, finançaient ainsi le temps d’engraissement de leurs animaux. Séverine Breton, la directrice de la Cialyn, et Bertrand Ribaucourt, le président de la section, ont aussi insisté pour que les éleveurs comprennent que la société ne pouvait pas leur faire confiance aveuglément durant trois mois jusqu’à la prochaine livraison. Surtout, selon M. Pinet des Écots, «l’argent de la coopérative doit revenir à la coopérative ! Vous avez tous du capital, vous êtes tous propriétaires de la maison. Ce n’est pas à la Cialyn de faire le travail des banques» a-t-il lancé. Il proposera donc, lors de la prochaine assemblée générale de la coopérative, prévue le 27 mai prochain, que «les banques prennent le relais ou que les adhérents remboursent ces prêts». D’autant plus que la société a besoin d’investir et qu’elle connaît quelques difficultés, notamment en terme de recrutements, pour faire tourner son nouvel outil d’abattage et de transformation de Migennes (89), alors que «nous n’optimiserons la marge de notre structure que si nous faisons fonctionner au maximum nos outils» a conclu Bertrand Ribaucourt.
Cinq millions d’euros de prêts en 2015
Ce sont cinq millions d’euros qui ont été ainsi prêtés l’an dernier par la coopérative à des éleveurs qui, dans certains cas, finançaient ainsi le temps d’engraissement de leurs animaux. Séverine Breton, la directrice de la Cialyn, et Bertrand Ribaucourt, le président de la section, ont aussi insisté pour que les éleveurs comprennent que la société ne pouvait pas leur faire confiance aveuglément durant trois mois jusqu’à la prochaine livraison. Surtout, selon M. Pinet des Écots, «l’argent de la coopérative doit revenir à la coopérative ! Vous avez tous du capital, vous êtes tous propriétaires de la maison. Ce n’est pas à la Cialyn de faire le travail des banques» a-t-il lancé. Il proposera donc, lors de la prochaine assemblée générale de la coopérative, prévue le 27 mai prochain, que «les banques prennent le relais ou que les adhérents remboursent ces prêts». D’autant plus que la société a besoin d’investir et qu’elle connaît quelques difficultés, notamment en terme de recrutements, pour faire tourner son nouvel outil d’abattage et de transformation de Migennes (89), alors que «nous n’optimiserons la marge de notre structure que si nous faisons fonctionner au maximum nos outils» a conclu Bertrand Ribaucourt.