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Filière volaille

Le CAF rencontre le groupe LDC

La semaine dernière, une délégation  du CAF (Conseil de l’Agriculture Française), composé de la Chambre d’Agriculture, JA, MSA et FDSEA a rencontré le groupe LDC à Branges (71)
Par MG-FDSEA58
Le CAF rencontre  le groupe LDC
Face à l’érosion de la rentabilité de bon nombre d’exploitations de notre département et à une spécialisation qui précarise l’économie des fermes, en cas d’aléas (sanitaires, climatiques, économiques) le CAF travaille sur la possibilité de la mise en place d’ateliers complémentaires sur les fermes de notre département. Ainsi, les membres du CAF ont souhaité rencontrer les opérateurs de la filière volaille pour identifier les opportunités de développement qu’elle peut offrir.
Lors de leur déplacement à Branges, le groupe a rencontré M. Ragaigne, responsable du Pôle Sud Est de LDC, leader sur le marché français (marque Le gaulois, Maitre Coq …). Le but de cette visite était de comprendre la stratégie de développement du groupe et les besoins en terme de production.

40% d’importation
Il faut savoir qu’aujourd’hui 40% de la volaille consommée en France est importée ; qu’en 2020 elle deviendra la 1ère viande consommée derrière le porc ; c’est une viande bon marché pour le consommateur ; c’est une viande nutritive et diététique. Le groupe LDC souhaite donc continuer son développement tout en augmentant sa production et diversifier son offre pour gagner en compétitivité.

De plus, la mise en place d’un atelier volaille permet d’installer un jeune, un conjoint, sans besoin de surface supplémentaire tout en assurant un revenu complémentaire.
Le reste de la journée, a été consacré à la visite d’une exploitation, près de Gueugnon, ayant installé un jeune en 2012. Celui-ci ne trouvant pas de terres pour s’installer en GAEC avec son père, éleveur allaitant, il s’est orienté sur la production hors-sol. Il ne regrette pas son choix, c’est une production qu’il a su apprécier. Cela lui permet une souplesse de travail car tout est bien organisé, une charge de travail limité (environ 2h par jour) et un salaire assuré (en moyenne 1 smic) pour un bâtiment de 1350m2 qui comprend 30 000 poulets.

Repères économiques

- Des besoins de bâtiments
- Hausse de la consommation (en 30 ans elle a doublée)
- 40% d’importation
- Revenu UTAF : entre 7 000€ et 15 000€
- Investissement poulailler 1350m3 : environ 350 000€
- Annuité : environ 25 000€/an
- EBE : environ 48 000€
- Poulet standard : 7 bandes/an (poulet de 35 jours)
- Charge de travail : 2heures par jour