Syndicalisme
La FDSEA sur le terrain, face à la crise
Alors que la crise ébranle toutes les productions et que les agriculteurs ne perçoivent plus le bout du tunnel, la FDSEA démarre sa tournée cantonale d’automne 2016. Du monde dans les salles, entre attentes et crispation.
Si certains de nos décideurs en doutent encore, ils n’ont qu’à l’espace d’une soirée, accompagner les représentants syndicaux FDSEA. Ils sillonnent depuis la semaine passée les routes du département pour aller au-devant de leurs adhérents. «On leur garde une place au chaud sur le siège avant de la voiture ! Ils pourront ainsi justifier du peu d’entrain qu’ils mettent à agir en réponse au malaise paysan».
Oui, ce coup-ci, la crise est bien là, pesante, omniprésente, et fait du dégât dans les têtes. Une année noire comme jamais en grandes cultures, une dixième année consécutive de revenus dégradés en élevage, les trésoreries dans le rouge … Le tableau des motifs de crispation est bien garni … mais le syndicalisme FDSEA continue à agir. Et va au-devant de ses adhérents pour écouter, accompagner et répondre aux interrogations qui fusent sur les dossiers en route.
La FDSEA se doit de maintenir le cap
C’est par le dossier de la refonte des zones défavorisées simples que débutent systématiquement les réunions. Un coup de plus au moral des éleveurs dont les revenus ne décollent pas depuis dix ans. Un motif aussi de vouloir une FDSEA qui continue à avancer en dépit de la conjoncture et du piètre service rendu par la nation à ses paysans. «Si vous ne continuez pas à bosser, on a tellement la tête dans le sac qu’on a même plus envie d’aller au charbon», se lâchent certains au coin d’un débat nourri sur l’incohérence des critères retenus pour exclure des communes du zonage historique.
Sur ce dossier, comme sur d’autre, l’accent est mis sur les perspectives de résultat que peut offrir l’action syndicale et non sur la lamentation qui, quoi qu’il arrive, ne remettra pas de beurre dans les épinards. C’est d’ailleurs aussi le cas, sur le dossier «cœur de gamme», où les plus sceptiques estiment que jamais les éleveurs ne reverront un centime sur le prix de vente de leur animal. À ce jour, six enseignes de la distribution sont engagées dans la démarche, d’autres vont suivre à court terme (Casino notamment) et le nombre de bêtes qui passent dans le cœur de gamme continuent de croître : 1100 la semaine passée.
Une première étape fruit du travail syndical qui s’accentue également sur la valorisation de l’origine «France» en RHF, avec des actions menées jusqu’au 9 octobre dans les établissements publics par les réseaux FDSEA et JA.
Aides conjoncturelles : Le point sur les mesures accessibles
Autre point abordé dans le cadre de ces réunions, les mesures ouvertes par le dernier plan de soutien annoncé par le ministère et dont la mise en application dans le département ne saurait tarder : année blanche, mesure bancaires, mesures sociales et fiscales. Un point global des solutions pour reconstituer la trésorerie des fermes est effectué et permet de lever les interrogations générées par une communication publique pour le moins floue et inadaptée au contexte de crise traversé par nos productions. «On est en octobre, je me souviens en août de la visite préfectorale où on nous a dit au coin du hangar, que personne ne resterait sur le bord de la route. Il n’y avait pourtant que du jus d’orange à boire, mais entre moi et le représentant de l’État, il y en a un qui ne devait pas être dans son état normal». Une note d’humour face à une réponse étatique superflue et face à laquelle la mobilisation syndicale demeure essentielle.
Oui, ce coup-ci, la crise est bien là, pesante, omniprésente, et fait du dégât dans les têtes. Une année noire comme jamais en grandes cultures, une dixième année consécutive de revenus dégradés en élevage, les trésoreries dans le rouge … Le tableau des motifs de crispation est bien garni … mais le syndicalisme FDSEA continue à agir. Et va au-devant de ses adhérents pour écouter, accompagner et répondre aux interrogations qui fusent sur les dossiers en route.
La FDSEA se doit de maintenir le cap
C’est par le dossier de la refonte des zones défavorisées simples que débutent systématiquement les réunions. Un coup de plus au moral des éleveurs dont les revenus ne décollent pas depuis dix ans. Un motif aussi de vouloir une FDSEA qui continue à avancer en dépit de la conjoncture et du piètre service rendu par la nation à ses paysans. «Si vous ne continuez pas à bosser, on a tellement la tête dans le sac qu’on a même plus envie d’aller au charbon», se lâchent certains au coin d’un débat nourri sur l’incohérence des critères retenus pour exclure des communes du zonage historique.
Sur ce dossier, comme sur d’autre, l’accent est mis sur les perspectives de résultat que peut offrir l’action syndicale et non sur la lamentation qui, quoi qu’il arrive, ne remettra pas de beurre dans les épinards. C’est d’ailleurs aussi le cas, sur le dossier «cœur de gamme», où les plus sceptiques estiment que jamais les éleveurs ne reverront un centime sur le prix de vente de leur animal. À ce jour, six enseignes de la distribution sont engagées dans la démarche, d’autres vont suivre à court terme (Casino notamment) et le nombre de bêtes qui passent dans le cœur de gamme continuent de croître : 1100 la semaine passée.
Une première étape fruit du travail syndical qui s’accentue également sur la valorisation de l’origine «France» en RHF, avec des actions menées jusqu’au 9 octobre dans les établissements publics par les réseaux FDSEA et JA.
Aides conjoncturelles : Le point sur les mesures accessibles
Autre point abordé dans le cadre de ces réunions, les mesures ouvertes par le dernier plan de soutien annoncé par le ministère et dont la mise en application dans le département ne saurait tarder : année blanche, mesure bancaires, mesures sociales et fiscales. Un point global des solutions pour reconstituer la trésorerie des fermes est effectué et permet de lever les interrogations générées par une communication publique pour le moins floue et inadaptée au contexte de crise traversé par nos productions. «On est en octobre, je me souviens en août de la visite préfectorale où on nous a dit au coin du hangar, que personne ne resterait sur le bord de la route. Il n’y avait pourtant que du jus d’orange à boire, mais entre moi et le représentant de l’État, il y en a un qui ne devait pas être dans son état normal». Une note d’humour face à une réponse étatique superflue et face à laquelle la mobilisation syndicale demeure essentielle.