SAS 58 Solaire
Feu vert de la Commission de régulation de l’énergie
Autorité indépendante pour tout ce qui concerne les projets de développement des énergies alternatives, la CRE vient de donner son aval, le 7 juillet, au projet nivernais d’investissement collectif, dans des bâtiments agricoles équipés de panneaux photovoltaïques. 16 exploitants du département se sont investis depuis deux ans.
Le 7 juillet, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a officiellement donné son feu vert à la mise en route du projet porté par la SAS 58 Solaire. Depuis deux ans, 16 exploitants agricoles nivernais portent ce projet d’investissement collectif, qui vise à leur permettre de construire chez chacun d’eux des bâtiments d’élevage et/ou de stockage, tout en y installant des panneaux photovoltaïques. L’ambition de ce projet à 4,6 millions d’euros (dont 3 apportés par la Banque publique d’investissement) est de permettre à ces agriculteurs de financer leurs stabulations sur 20 ans et même «d’obtenir un retour de dividendes entre la 20è et la 30è année», rappelle Fabienne Cardot, salariée du groupe EDF, adjointe à la mairie de Corbigny, qui soutient le projet depuis le début aux côtés de la Chambre d’agriculture et du Crédit agricole (lire Terres de Bourgogne n°1328 et 1352).
Le feu vert de la CRE ouvre donc la voie à la réalisation des 16 bâtiments, d’ici l’automne, espèrent les associés de la SAS 58 solaire, présidée par Didier Ramet, le naisseur-engraisseur de Limon, également vice-président de la Chambre d’agriculture. La société avait été créée en juin 2015, sur la base d’un montage financier très pointu et de plans proposés par la société de construction Gibard. Tout devrait aller très vite désormais, la phase de réalisation étant lancée. Les agriculteurs et les entreprises n’attendaient plus que l’accord de l’autorité indépendante, notamment sur la fixation des tarifs de rachat de l’électricité, pour pouvoir démarrer. Ce sera 134 euros/MWh (soit 1,34 euro/KWh). Ce dossier nivernais est le 7ème en taille, du type «Emergence significative de projets collectifs» dans toute la France. EDF-ENR solaire est le leader du marché photovoltaïque agricole national avec 15 à 20% de parts de marché.
Référence nivernaise...
Ce projet SAS 58 solaire s’inscrit dans le 3è appel à projets, lancé depuis 2011, par le gouvernement avec la filiale photovoltaïque du groupe énergétique public. Un autre devrait très vite être décidé, peut-être dès septembre, selon l’élue corbigeoise, qui y voit une opportunité pour d’autres exploitants nivernais. «Si 58 Solaire a été conçu par la Chambre d’agriculture (Etienne Bourgy notamment), les élus et les agriculteurs comme un moyen de capter de la valeur ajoutée dans une période économique de plus en plus difficile, aussi bien en élevage qu’en grandes cultures, le travail qui été réalisé collectivement peut servir de modèle à d’autres initiatives dans le département. Les contrats sont signés pour ce premier projet, pour les panneaux, les bâtiments, le financement avec la banque, les assurances et les coûts de raccordement avec EDF, mais ce qui est important c’est que ce travail puisse servir à d’autres. Nous avons désormais un modèle typiquement nivernais grâce à ces pionniers, il est au point et réplicable» insiste Fabienne Cardot. La diversité des associés de cette première société (des céréaliers, des éleveurs, des polyculteurs-éleveurs, un maraîcher, des jeunes et des moins jeunes, répartis aux quatre coins du département, et dans toutes les formes d’exploitation, de l’individuel à l’EARL et au Gaec) devrait servir de référence. Et donner des idées...
Le feu vert de la CRE ouvre donc la voie à la réalisation des 16 bâtiments, d’ici l’automne, espèrent les associés de la SAS 58 solaire, présidée par Didier Ramet, le naisseur-engraisseur de Limon, également vice-président de la Chambre d’agriculture. La société avait été créée en juin 2015, sur la base d’un montage financier très pointu et de plans proposés par la société de construction Gibard. Tout devrait aller très vite désormais, la phase de réalisation étant lancée. Les agriculteurs et les entreprises n’attendaient plus que l’accord de l’autorité indépendante, notamment sur la fixation des tarifs de rachat de l’électricité, pour pouvoir démarrer. Ce sera 134 euros/MWh (soit 1,34 euro/KWh). Ce dossier nivernais est le 7ème en taille, du type «Emergence significative de projets collectifs» dans toute la France. EDF-ENR solaire est le leader du marché photovoltaïque agricole national avec 15 à 20% de parts de marché.
Référence nivernaise...
Ce projet SAS 58 solaire s’inscrit dans le 3è appel à projets, lancé depuis 2011, par le gouvernement avec la filiale photovoltaïque du groupe énergétique public. Un autre devrait très vite être décidé, peut-être dès septembre, selon l’élue corbigeoise, qui y voit une opportunité pour d’autres exploitants nivernais. «Si 58 Solaire a été conçu par la Chambre d’agriculture (Etienne Bourgy notamment), les élus et les agriculteurs comme un moyen de capter de la valeur ajoutée dans une période économique de plus en plus difficile, aussi bien en élevage qu’en grandes cultures, le travail qui été réalisé collectivement peut servir de modèle à d’autres initiatives dans le département. Les contrats sont signés pour ce premier projet, pour les panneaux, les bâtiments, le financement avec la banque, les assurances et les coûts de raccordement avec EDF, mais ce qui est important c’est que ce travail puisse servir à d’autres. Nous avons désormais un modèle typiquement nivernais grâce à ces pionniers, il est au point et réplicable» insiste Fabienne Cardot. La diversité des associés de cette première société (des céréaliers, des éleveurs, des polyculteurs-éleveurs, un maraîcher, des jeunes et des moins jeunes, répartis aux quatre coins du département, et dans toutes les formes d’exploitation, de l’individuel à l’EARL et au Gaec) devrait servir de référence. Et donner des idées...