#Agridemain
Fête de la moisson et communication grand public à Charrin
Vendredi 26 août, Stéphane Aurousseau a accueilli sur son exploitation, le temps d’une soirée, la première fête de la moisson initiée dans le cadre du mouvement #Agridemain. Investi dans cette démarche dont est partenaire la FNSEA aux côtés de plusieurs organisations professionnelles.
- Tdb : Qu’est-ce que le mouvement #Agridemain ?
S.A : «C’est un mouvement qui fédère 15 organisations professionnelles agricoles, dont est membre la FNSEA, et qui se fixe pour objectif de parler d’agriculture au grand public sans artifice et avec réalisme. L’idée c’est de présenter notre métier tel qu’il est et non pas tel que les gens le rêve ou l’idéalise. Le mouvement dispose d’un certain nombre d’ambassadeurs par département et ces derniers, engagés volontairement dans la démarche, mettent en place à l’occasion de moments marquants dans la vie des exploitations (moisson, fenaison, sevrage des veaux …etc) des temps d’échanges avec un appui logistique et méthodique de l’association #Agridemain».
- Tdb : Pourquoi être ambassadeur ? Quels sont vos objectifs ?
S.A : «Par conviction personnelle sur la nécessité de parler «vrai» aux gens sur la réalité de notre métier, l’engagement en tant qu’ambassadeur est «naturel». Après sur le plan collectif et syndical il y a aussi un véritable enjeu. On entend tellement d’âneries sur l’agriculture via les médias, les politiques, qu’il y a une absolue nécessité de reprendre la main sur notre propre communication. Donc pour répondre à votre question, l’objectif c’est à terme, au travers du réseau FDSEA, d’avoir un ambassadeur par canton qui puisse lui aussi parler d’agriculture telle que nous la pratiquons à ses voisins».
- Tdb : Et sur la soirée alors, comment se sont déroulées les choses ?
S.A : «Plutôt bien ! Au plus fort de la soirée, on a accueilli jusqu’à 80 personnes sur l’exploitation. Il y avait de tout : des habitants de la commune, des collègues agriculteurs, des gens de Decize, de Luzy … On a servi 62 repas sur place avec l’aide du CCJA de Fours. Plusieurs «animations» avaient aussi été mises en place sur l’exploitation : une randonnée au départ de la ferme, une exposition de peinture avec sept artistes locaux, des tours de moissonneuse dans un champ avec Emmanuel Bernard qui est président de notre Cuma et puis des échanges sur la culture du blé. J’avais préparé des panneaux sur les différentes étapes de culture d’un blé, du labour à la moisson avec en parallèle le coût de revient et le chiffre d’affaire global de la culture à l’hectare, en y intégrant la PAC. C’était très intéressant parce que ça permet de remettre en perspective les choses, notamment sur la PAC où beaucoup ont été étonnés de constater que ça ne constituait qu’une petite partie du chiffre d’affaires de l’exploitation. Nous avons aussi eu des échanges sur le labour ou l’utilisation des herbicides, sur la fertilisation azotée et l’impact en nitrates ou en protéines pour la panification, sur les outils de pilotage de la fertilisation. Les gens n’imaginaient pas que nous étions équipés de la sorte et aussi pointus en la matière».
- Tdb : Et le ressenti des participants ?
S.A : «Tout le monde a eu l’air intéressé par les explications et ça s’est déroulé dans une très bonne ambiance, conviviale et apaisée. A aucun moment, qui que ce soit n’a cherché à soulever des polémiques dont nous sommes chaque jour rassasiés dans les médias ou parfois même dans les réunions auxquelles nous participons au titre de la fédé. Je n’avais pas invité les gens à la maison pour me plaindre ou pour revendiquer, seulement pour présenter notre quotidien. Et je pense que c’est aussi ce qui fait la réussite de ce genre d’évènement : les personnes présentes étaient très attentives et très sympathiques».
- Tdb : Et de votre côté ?
S.A : «C’était bien et je l’espère efficace ! Parce que les émissions polémiques sur notre métier, il y en a tellement qu’on ne sait pas vraiment ce que les gens en retiennent le lendemain. Ce qui est certain, c’est que la soirée dans la cour de la ferme, jusqu’à une heure du matin, ça les gens s’en souviendront».
S.A : «C’est un mouvement qui fédère 15 organisations professionnelles agricoles, dont est membre la FNSEA, et qui se fixe pour objectif de parler d’agriculture au grand public sans artifice et avec réalisme. L’idée c’est de présenter notre métier tel qu’il est et non pas tel que les gens le rêve ou l’idéalise. Le mouvement dispose d’un certain nombre d’ambassadeurs par département et ces derniers, engagés volontairement dans la démarche, mettent en place à l’occasion de moments marquants dans la vie des exploitations (moisson, fenaison, sevrage des veaux …etc) des temps d’échanges avec un appui logistique et méthodique de l’association #Agridemain».
- Tdb : Pourquoi être ambassadeur ? Quels sont vos objectifs ?
S.A : «Par conviction personnelle sur la nécessité de parler «vrai» aux gens sur la réalité de notre métier, l’engagement en tant qu’ambassadeur est «naturel». Après sur le plan collectif et syndical il y a aussi un véritable enjeu. On entend tellement d’âneries sur l’agriculture via les médias, les politiques, qu’il y a une absolue nécessité de reprendre la main sur notre propre communication. Donc pour répondre à votre question, l’objectif c’est à terme, au travers du réseau FDSEA, d’avoir un ambassadeur par canton qui puisse lui aussi parler d’agriculture telle que nous la pratiquons à ses voisins».
- Tdb : Et sur la soirée alors, comment se sont déroulées les choses ?
S.A : «Plutôt bien ! Au plus fort de la soirée, on a accueilli jusqu’à 80 personnes sur l’exploitation. Il y avait de tout : des habitants de la commune, des collègues agriculteurs, des gens de Decize, de Luzy … On a servi 62 repas sur place avec l’aide du CCJA de Fours. Plusieurs «animations» avaient aussi été mises en place sur l’exploitation : une randonnée au départ de la ferme, une exposition de peinture avec sept artistes locaux, des tours de moissonneuse dans un champ avec Emmanuel Bernard qui est président de notre Cuma et puis des échanges sur la culture du blé. J’avais préparé des panneaux sur les différentes étapes de culture d’un blé, du labour à la moisson avec en parallèle le coût de revient et le chiffre d’affaire global de la culture à l’hectare, en y intégrant la PAC. C’était très intéressant parce que ça permet de remettre en perspective les choses, notamment sur la PAC où beaucoup ont été étonnés de constater que ça ne constituait qu’une petite partie du chiffre d’affaires de l’exploitation. Nous avons aussi eu des échanges sur le labour ou l’utilisation des herbicides, sur la fertilisation azotée et l’impact en nitrates ou en protéines pour la panification, sur les outils de pilotage de la fertilisation. Les gens n’imaginaient pas que nous étions équipés de la sorte et aussi pointus en la matière».
- Tdb : Et le ressenti des participants ?
S.A : «Tout le monde a eu l’air intéressé par les explications et ça s’est déroulé dans une très bonne ambiance, conviviale et apaisée. A aucun moment, qui que ce soit n’a cherché à soulever des polémiques dont nous sommes chaque jour rassasiés dans les médias ou parfois même dans les réunions auxquelles nous participons au titre de la fédé. Je n’avais pas invité les gens à la maison pour me plaindre ou pour revendiquer, seulement pour présenter notre quotidien. Et je pense que c’est aussi ce qui fait la réussite de ce genre d’évènement : les personnes présentes étaient très attentives et très sympathiques».
- Tdb : Et de votre côté ?
S.A : «C’était bien et je l’espère efficace ! Parce que les émissions polémiques sur notre métier, il y en a tellement qu’on ne sait pas vraiment ce que les gens en retiennent le lendemain. Ce qui est certain, c’est que la soirée dans la cour de la ferme, jusqu’à une heure du matin, ça les gens s’en souviendront».