CapriNièvre
Des interrogations planent encore sur la structure
CapriNièvre, dont le cœur de métier demeure le suivi de production des brebis, traverse depuis plusieurs années des difficultés structurelles et financières. Lundi 4 juillet, Marion Passard et Christian Etienne, la présidente et le directeur ont de nouveau tiré le signal. Tout n’est pourtant pas négatif...
Dans son rapport moral, Marion Passard décrit, sans fard et en toute lucidité, les difficultés de CarpiNièvre. «2015 a été pour nous une année charnière, après les nombreuses difficultés que nous avons dû traverser en 2014... Nous restons fragiles : aucune solution n’a été trouvée pour régler notre trésorerie... Pour être compétitifs, il nous faut réagir, investir dans des outils performants, des équipements de qualité... L’assemblée générale de 2015 est symptomatique : 6 adhérents présents (sur les 20 au total), peu de participation au conseil d’administration qui se limite au bureau, un programme de formation intéressant que nous sommes obligés d’annuler faute de participants ; l’action «coût de production» pour identifier les marges de progrès sur nos exploitations et améliorer nos revenus qui ne suscite que peu d’intérêt sans le forcing du conseiller pour réaliser quelques audits... Une participation faible des chevriers au concours régional des fromages fermiers et je ne parle pas de Fromagora». Sans parler des difficultés chroniques pour obtenir les subventions publiques, dont parfois CapriNièvre ne reçoit l’aval que fin décembre (et les fonds que l’année d’après)... Bref, tout ne va pas bien à CapriNièvre et ce n’est pas un phénomène nouveau mais, au contraire, malgré tout, la présidente entrevoit quelques lueurs d’espoir : «la formation que certains d’entre nous avons accepté de faire nous a permis de trouver de l’énergie, pour ne pas perdre ce que les anciens avaient construit. Nous avons commencé à prendre le virage» a-t-elle indiqué, lundi dernier, en préambule aux travaux de l’assemblée générale, qui s’est tenue dans une salle du rez-de-chaussée de la Chambre d’agriculture à Nevers.
Des raisons d’espérer...
Bien sûr, il y a les freins et les difficultés, que Christian Etienne a ensuite détaillées. Le conseiller, pilier infatigable de CapriNièvre, a lui-même connu une année difficile, des ennuis de santé l’ayant éloigné de la structure pendant plusieurs semaines jusqu’à début 2016. Même s’il ne peut plus assumer «50 à 60 heures de travail par semaine», son enthousiasme et son dynamisme sauvent encore la pérennité de l’association des chevriers nivernais. Le cœur du métier demeure le suivi de production et 10 élevages caprins (plus un bovin) lui confient cette mission. C’est huit de plus que l’opérateur officiel, présent dans l’Yonne et la Nièvre et laisse espérer de nouveaux développements. Un récent échange du conseiller avec le président de la Chambre d’agriculture de l’Yonne permet d’espérer une co-construction de relations nouvelles... En attendant, la facturation des prestations se chiffre à
20 000 euros, «ce qui est nécessaire à notre équilibre global» a indiqué Christian Etienne. S’il entend régulièrement que 20 euros par chèvre et par an, c’est parfois beaucoup pour des exploitants(e)s qui tirent la langue, pour autant, l’animateur rétorque que «si le revenu des exploitations n’est pas toujours à la hauteur des attentes, c’est que la production de lait n’est pas toujours là !» A 11 euros la tonne de lait, le contrôle de performance est payé à 60% par la laiterie, retient-il. C’est dans les résultats technico-économiques des cheptels qu’il faut trouver des marges : 839 kg de lait par chèvre en moyenne dans la Nièvre en 2015 (avec un TB de 34,1 g/kg et un TP de 32,5 g/kg) contre 925 kg en moyenne nationale (avec un TB de 36,7 et un TP de 32,7) ! Et cela pour 112 chèvres présentes dans la ferme nivernaise contre une moyenne française de 171... Pour autant, les efforts portent leurs fruits puisque Christian Etienne a contrôlé 1121 animaux en 2015 contre 967 en 2014.
Des raisons d’espérer...
Bien sûr, il y a les freins et les difficultés, que Christian Etienne a ensuite détaillées. Le conseiller, pilier infatigable de CapriNièvre, a lui-même connu une année difficile, des ennuis de santé l’ayant éloigné de la structure pendant plusieurs semaines jusqu’à début 2016. Même s’il ne peut plus assumer «50 à 60 heures de travail par semaine», son enthousiasme et son dynamisme sauvent encore la pérennité de l’association des chevriers nivernais. Le cœur du métier demeure le suivi de production et 10 élevages caprins (plus un bovin) lui confient cette mission. C’est huit de plus que l’opérateur officiel, présent dans l’Yonne et la Nièvre et laisse espérer de nouveaux développements. Un récent échange du conseiller avec le président de la Chambre d’agriculture de l’Yonne permet d’espérer une co-construction de relations nouvelles... En attendant, la facturation des prestations se chiffre à
20 000 euros, «ce qui est nécessaire à notre équilibre global» a indiqué Christian Etienne. S’il entend régulièrement que 20 euros par chèvre et par an, c’est parfois beaucoup pour des exploitants(e)s qui tirent la langue, pour autant, l’animateur rétorque que «si le revenu des exploitations n’est pas toujours à la hauteur des attentes, c’est que la production de lait n’est pas toujours là !» A 11 euros la tonne de lait, le contrôle de performance est payé à 60% par la laiterie, retient-il. C’est dans les résultats technico-économiques des cheptels qu’il faut trouver des marges : 839 kg de lait par chèvre en moyenne dans la Nièvre en 2015 (avec un TB de 34,1 g/kg et un TP de 32,5 g/kg) contre 925 kg en moyenne nationale (avec un TB de 36,7 et un TP de 32,7) ! Et cela pour 112 chèvres présentes dans la ferme nivernaise contre une moyenne française de 171... Pour autant, les efforts portent leurs fruits puisque Christian Etienne a contrôlé 1121 animaux en 2015 contre 967 en 2014.