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Une journée organisée par la DDT au lycée de Challuy

Des contrôles pédagogiques proposés par l’administration

Mercredi 22 juin, la DDT de la Nièvre a organisé une journée de contrôles pédagogiques dans le secteur agricole, sur l’exploitation du lycée de Challuy, où ont pris part une quarantaine d’agriculteurs nivernais.
Par Emmanuel Coulombeix
Des contrôles pédagogiques proposés par l’administration
Une quarantaine d’agriculteurs nivernais ont participé à cette journée de contrôles pédagogiques organisée par la DDT58 sur l’exploitation du lycée agricole de Challuy.
L’opération de communication aurait dû avoir lieu à l’automne dernier mais le contexte économique et sanitaire et l’arrivée d’un nouveau directeur à Challuy ont repoussé l’initiative de quelques mois. Cette fois-ci, l’administration a donc envoyé des invitations par mail à tous les agriculteurs du département, pour venir mercredi 22 juin à Challuy écouter et voir les responsables de la DDT leur expliquer les modalités, les critères, le déroulement et les objectifs de ces fameux contrôles que tant d’agriculteurs redoutent et -régulièrement- contestent sur leurs exploitations. Pour autant, en matière de financements publics, la France est pressée par l’Union européenne de réaliser ces procédures d’évaluation, et parfois de cœrcition, auprès d’un public spécialisé qu’elle voudrait convaincre de leur utilité. La semaine dernière, donc, Mireille Higinnen, la sous-préfète de Château-Chinon référente du dossier élevage dans la Nièvre, Estelle Rondreux, DDT adjointe et Joël Plu, le chef du Service économie agricole de la DDT 58 ainsi que les agents de l’administration ont donc voulu montrer un profil à la fois dépassionné et pédagogique. «Cette journée de démonstrations a pour but d’expliquer et de préparer les agriculteurs à ces contrôles» expliquait l’invitation de la préfecture deux jours avant. Une action qui était suivie par le service communication du ministère de l’agriculture puisque sa chef de service ainsi qu’un photographe et un caméraman réalisaient un reportage et des prises d’images pour pouvoir sensibiliser à l’exemple nivernais les exploitants de toute la France.

Trois ateliers
D’abord réunis autour des officiels dans la stabulation de l’exploitation du lycée, les participants ont entendu des explications pratiques, de la part de la sous-préfète et du chef du service de la DDT. «Comment ça se déroule, auprès des animaux, sur les parcelles agricoles, et sur les documents» a introduit Joël Plu. Durant une demi-heure, l’administration a dévoilé son travail en matière de coordination et de suivi, les modalités des sélections des fermes à contrôler (3 types, du tirage au sort à la sélection orientée en passant par l’analyse de risques). Avant que le groupe des invités ne se disperse en trois ateliers d’une heure et demi chacun (les services vétérinaires sur l’aspect sanitaire avec la DDCSPP, le volet identification/ notification avec l’ASP et l’aspect contrôles surfaces/environnement/phytos avec la DRAAF) puis en des visites au cheptel et aux documents de l’exploitation, Mireille Higinnen a justifié l’action de l’administration : «à tous les stades de nos carrières, nous sommes tous contrôlés mais cela permet aussi d’être plus performants et de se tenir dans les normes. Je vois un Monsieur réagir mais nous n’avons rien à cacher  : nous oeuvrons tous pour la qualité de la viande et de l’environnement... Nous sommes tous dans le même bâteau et pour la France, les contrôles permettent de justifier de sa capacité de vente et d’export, même si ça ne fait pas toujours plaisir» a-t-elle lancé. Les organisations syndicales professionnelles s’étaient engagées à ne pas perturber la journée technique par d’intempestives revendications mais un agriculteur a cependant évoqué le projet de Charte des contrôles, sur laquelle celles-ci et l’administration s’étaient accordées. La sous-préfète a indiqué que la charte pourrait être signée avant la fin de l’année, que les remarques des représentants professionnels avaient été entendues «même si certaines ne sont pas prises en compte parce qu’elles vont contre le cadre règlementaire européen» mais, selon Estelle Rondreux, «s’ils restent des points sur lesquels il faut encore travailler» dans l’ultime phase de finalisation et de signature, «le document qui est prêt doit encore suffisamment emporter les convictions (ndlr : des organisations) pour être signé».