Réseau de lutte contre les ragondins
Déjà 50 piégeurs bénévoles engagés
Délégataire de la Communautés de communes Entre Nièvres et forêts, la Fredon Bourgogne, qui tenait 4 réunions publiques la semaine dernière, a déjà convaincu une cinquantaine de bénévoles de devenir piégeurs contre les ragondins.
Axel Bartout, chargé de mission à la Fredon, confirme l’intérêt porté par les habitants des 36 communes du territoire Entre Nièvres et forêts, pour la mise en place d’un réseau de lutte contre les ragondins et de prévention contre leurs dégâts aux cours d’eau et aux cultures. A l’issue des 4 réunions publiques qui se sont déroulées les deux semaines précédentes, il fait les comptes : «une vingtaine de participants à Poiseux, une dizaine à Dompierre sur Nièvre, 25 à Coulanges-lès-Nevers et une quinzaine à Saint-Benin des Bois. Cela fait 70 personnes présentes au total et une cinquantaine d’entre elles se sont engagées, en fin de réunion, à devenir piégeurs, en me laissant leurs coordonnées. Il y a des communes où il y aura des doublons et d’autres où il n’y a pas encore de volontaires mais il y aura une répartition des zones et le programme qui doit durer cinq ans peut accueillir de nouveaux volontaires un peu plus tard» résumait Axel Bartout mardi dernier. Rappelons que les queues de ragondins et rats musqués, seront indemnisées à hauteur de 1 euro la prise cette année, 2 euros dès 2017, et que des cages seront mises à dispositions des volontaires. L’enveloppe globale allouée par la Communauté de communes, dans le cadre de son nouveau Contrat territorial des Nièvres, devrait avoisiner les 2000 euros par an sur cinq ans.
La principale contrainte pour les bénévoles sera de relever les pièges chaque jour, avant midi, soit pour achever les ragondins pris, soit pour relâcher les castors d’Eurasie ou les loutres d’Europe, qui, eux, sont deux espèces protégées.
Porteur de zoonoses
Dans chaque réunion, l’animateur de la Fredon a rappelé, durant une heure, la biologie, les dégâts et les moyens de régulation de ces ragondins et rats musqués dont les conséquences aux cours d’eau, aux cultures et à la santé animale sont loin d’être anodines. Le programme quinquénal pour les 5 ans à venir concerne donc les 36 communes du territoire, soit l’équivalent de 400 km de cours d’eau, Nièvres (d’Arzembouy, de Champlemy et aval) et affluents ainsi que les étangs et les mares. Le 29 juin à la réunion de Coulanges-lès-Nevers, une éleveuse ovine a dit tout le mal qu’elle pensait de ces rongeurs : «nous n’avons pas attendu le programme de lutte, nous en sommes déjà à plus de 1000 prises» a-t-elle indiqué, excédée par les nuisances de ces animaux «qui se déplacent en famille, vivent au crépuscule et se reproduisent très rapidement». A raison de 3 portées par an, «une femelle peut donner naissance en moyenne à 8,1 jeunes par an» a confirmé le chargé de mission, rappelant qu’aucun prédateur n’existait en France contre cette espèce importée d’Amérique latine, au départ, pour sa fourrure. Et le rat musqué, même de taille plus modeste, n’est pas en reste, niveau dégâts. Les berges des cours d’eau peuvent s’effondrer, causant de l’érosion et un envasement progressifs, les habitats naturels sensibles peuvent être détruits et la biodiversité menacée par les rongeurs... La problématique sanitaire n’est pas moins préoccupante: ce sont des vecteurs de zoonoses dont la leptospirose qui, a rappelé Axel Bartout, peut se révéler mortelle non seulement pour le bétail mais aussi pour l’homme... Une enquête de la DSV, il y a deux ans, avait indiqué que plus de 70% des ragondins présents dans la Nièvre en étaient porteurs ! «Je ne me risquerais pas à en faire du pâté et à le faire déguster» a réagi l’un des participants à la réunion.
La principale contrainte pour les bénévoles sera de relever les pièges chaque jour, avant midi, soit pour achever les ragondins pris, soit pour relâcher les castors d’Eurasie ou les loutres d’Europe, qui, eux, sont deux espèces protégées.
Porteur de zoonoses
Dans chaque réunion, l’animateur de la Fredon a rappelé, durant une heure, la biologie, les dégâts et les moyens de régulation de ces ragondins et rats musqués dont les conséquences aux cours d’eau, aux cultures et à la santé animale sont loin d’être anodines. Le programme quinquénal pour les 5 ans à venir concerne donc les 36 communes du territoire, soit l’équivalent de 400 km de cours d’eau, Nièvres (d’Arzembouy, de Champlemy et aval) et affluents ainsi que les étangs et les mares. Le 29 juin à la réunion de Coulanges-lès-Nevers, une éleveuse ovine a dit tout le mal qu’elle pensait de ces rongeurs : «nous n’avons pas attendu le programme de lutte, nous en sommes déjà à plus de 1000 prises» a-t-elle indiqué, excédée par les nuisances de ces animaux «qui se déplacent en famille, vivent au crépuscule et se reproduisent très rapidement». A raison de 3 portées par an, «une femelle peut donner naissance en moyenne à 8,1 jeunes par an» a confirmé le chargé de mission, rappelant qu’aucun prédateur n’existait en France contre cette espèce importée d’Amérique latine, au départ, pour sa fourrure. Et le rat musqué, même de taille plus modeste, n’est pas en reste, niveau dégâts. Les berges des cours d’eau peuvent s’effondrer, causant de l’érosion et un envasement progressifs, les habitats naturels sensibles peuvent être détruits et la biodiversité menacée par les rongeurs... La problématique sanitaire n’est pas moins préoccupante: ce sont des vecteurs de zoonoses dont la leptospirose qui, a rappelé Axel Bartout, peut se révéler mortelle non seulement pour le bétail mais aussi pour l’homme... Une enquête de la DSV, il y a deux ans, avait indiqué que plus de 70% des ragondins présents dans la Nièvre en étaient porteurs ! «Je ne me risquerais pas à en faire du pâté et à le faire déguster» a réagi l’un des participants à la réunion.