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Lurcy-le-Bourg

De nouvelles attaques de brebis

17 brebis ont été attaquées mardi 7 mars dans la commune de Lurcy-le-Bourg. Bilan de ces nouvelles attaques : 10 brebis mortes et 7 blessées. D’après les premiers constats effectués sur place par les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage de la Nièvre (ONCFS), il pourrait s’agir d’une attaque de loup.
Par Céline Clément
De nouvelles attaques de brebis
De gauche à droite, Odile Berthelot, adjointe chef de service eaux et forêts, biodiversité à la DDT, Nicolas Régny, sous-préfet de la Nièvre, François Pohu, chef du service département de l’ONCFS de la Nièvre.
De nouvelles attaques de brebis sont venues semer l’inquiétude dans la paisible commune de Lurcy-le-Bourg... Intervenus dans la matinée du 7 mars afin de procéder aux premiers constats, les agents de l’ONCFS ont conclu à une attaque de grand canidé, avec une «responsabilité du loup non-écartée». En effet si le loup avait été clairement identifié dans les attaques survenues en début d’année, cette fois-ci l’hypothèse n’a pu être confirmée. La prudence reste donc de mise. «L’expertise apportée par nos agents laisse à pense que c’est le loup, puisque la prédation a été active avec des hématomes associés à des morsures sur le cou, explique François Pohu, chef du service département de l’ONCFS de la Nièvre. Mais d’autres éléments sont moins caractéristiques comme une consommation sur le troupeau plus faible qu’à l’habitude. On est certain qu’on est sur un canidé mais la consommation n’est pas typique d’un loup».

Une espèce protégée en Europe
300 individus sont aujourd’hui recensés au niveau national et le loup reste une espèce protégée. «à ce titre sont interdites toutes formes de détention, capture, de mise à mort intentionnelle, de perturbation intentionnelle et de commerce», devait rappeler le sous-préfet Nicolas Régny lors d’une conférence de presse donnée vendredi 10 mars à la préfecture de Nevers. Des mesures de protection et de prévention ont néanmoins été prises par le Préfet Joël Mathurin dans le cadre du Plan National Loup. Et à la surveillance apportée par des pièges photographiques installés sur l’ensemble du département vont bientôt s’ajouter des filets mobiles électrifiés qui seront mis à disposition des éleveurs ayant subi des attaques. D’une hauteur de 1, 10 m et protégeant les troupeaux sur une surface de 2 ha, ceux-ci ont été acquis par la DDT grâce au déblocage de crédits d’urgence d’une valeur de 3000 euros. Par ailleurs les éleveurs touchés seront indemnisés à hauteur de 160 euros par brebis gestante. Enfin les services de l’état ont déclenché par un arrêté préfectoral la constitution d’un réseau d’observateurs qui permettra de quadriller le territoire. Composé d’une vingtaine de membres (agents de la DDT, de l’ONCFS, de l’ONF), celui-ci tiendra un rôle de sentinelle et aura pour mission de faire remonter les informations et de relever différents indices indiquant la présence d’un loup (déjections, poils, carcasses de gibier).