Accès au contenu
Contrat territorial des Nièvres :

c’est lancé !

La Communauté de communes Entre Nièvres et forêts a invité ses partenaires à venir signer le nouveau Contrat territorial des Nièvres, mardi 5 juillet, dans les locaux réménagés des anciennes Forges royales de Guérigny.
Par Emmanuel Coulombeix
c’est lancé !
25 participants ont écouté les explications d’Axel Bartout, le chargé de mission de la FREDON, le 29 juin, lors de la réunion qui s’est tenue à Coulanges-lès-Nevers.
A la tribune, se trouvaient les représentants des communes, des 3 communautés de communes concernées par le bassin versant des Nièvres (400 km de cours d’eau sur 36 communes, issus de la Nièvre d’Arzembouy et de la Nièvre de Champlemy qui se rejoignent à Guérigny et forment la Nièvre aval), de l’Agence de l’eau Loire Bretagne (qui finance 60% du programme), du Conseil régional (17% de l’enveloppe), du Conseil départemental de la Nièvre (5%), du SIEEEN, de la Fédération départementale de la pêche et des milieux aquatiques ainsi que le sous-préfet de Clamecy. Le programme prévu pour durer jusqu’en 2020 bénéficie d’un budget de 5,5 millions d’euros et vise en priorité à «améliorer la qualité de l’eau et des milieux aquatiques sur le territoire» selon Jacques Legrain, le président d’Entre Nièvres et forêts. Animatrice de l’intercommmunalité, Magalie Boudeau a détaillé les actions qui seront privilégiées dans cette démarche collective et qui comportent 3 volets  : le premier consiste à améliorer la ressource, par exemple en revoyant l’usage des produits phytosanitaires par les collectivités locales et les agriculteurs. Des diagnostics agricoles vont ainsi être réalisés dès cette année sur le territoire dont l’objectif avoué est d’aboutir au zéro pesticide. «Depuis quatre ans que nous réfléchissons tous à ce contrat», a indiqué Jacques Legrain, «j’ai été surpris de l’allant et de la prise de conscience des acteurs du territoire autour du sujet de l’eau, notamment des agriculteurs qui ont connaissance des méfaits parfois causés à la ressource et qui affichent une volonté de contribuer à la disparition de ces méfaits!»  Le second volet, le plus coûteux (4,3 millions d’euros) et le plus gourmand en temps et en énergie, sera la gestion et la préservation des cours d’eau et des milieux aquatiques. Des travaux ont déjà été réalisés, à Saint-Bonnot par exemple. D’autres suivront, qu’ils s’agisse de milieux aquatiques, d’espèces protégées (une libellule que l’on ne trouve qu’en Bourgogne), de gestion hydraulique des ouvrages ou des espèces invasives (lire l’article sur le réseau de piégeage des ragondins)... Enfin, le 3è volet s’attardera sur la communication et la pérennisation de la gestion globale de l’eau à l’échelle du bassin versant. Au cours des interventions officielles, avant la séance de signatures, tous les partenaires ont insisté sur l’exceptionnelle richesse patrimoniale, économique, touristique et la richesse humaine que constituent les Nièvres pour le territoire concerné et pour l’ensemble du département.