Marché au cadran de Moulins-Engilbert
Analyse locale d’une conjoncture mondiale
Visite au marché au cadran de Moulins Engilbert. Analyse de la situation avec les éleveurs et Philippe Martin, président de la Sicafome, ainsi que Martial Tardivon, Chef des ventes.
«En 2013, j’aurais vendu la même bête 1 € de plus par kilo de carcasse…». Ce mardi 10 octobre, 11h, à la buvette du marché au cadran de Moulins-Engilbert. Devant un café, un diabolo menthe ou un verre de rosé, certains vendeurs froncent les sourcils, déçus. «Ma génisse de 30 mois, une limousine de 538 kg, est partie à 7800 francs ; j’espérais plus de 8000. Sur les vaches maigres, en moyenne, il me manque 200 à 300 euros... Fin 2011, j’ai fait des investissements pour les bâtiments, qui m’ont amené un confort de travail mais pas de valorisation sur le prix. 2013 a été un tournant : les cours ont baissé, les charges ont augmenté (le fuel notamment), l’EBE a décroché. Pour faire face, j’ai arrêté les cultures gourmandes en charges pour passer à un système tout foin ; je me dégage un petit salaire, mais là, je suis à un seuil ; arrêter d’investir et faire vieillir le matériel ne sera pas sans conséquence» témoigne un éleveur déçu.
D’autres, malgré tout, relativisent :«vu les cours, c’est moins pire que je pensais».
Pourtant, s’il y a bien un endroit où l’on valorise le maigre, c’est ici, dans le canton de Moulins-Engilbert. Sur ces terres acides au faible potentiel de cultures, les agriculteurs travaillent à l’herbe et ont sélectionné les bêtes pour leur potentiel de valorisation, en viande et en carcasse.
C’est ce qui a contribué à la renommée du marché auprès des engraisseurs. Il faut dire aussi qu’à l’époque, les créateurs du marché, au premier rang desquels Guy Laporte, ne manquaient pas d’idées pour développer ce lieu unique : couverture du marché, carte verte obligatoire, garantie de paiement…
D’autres, malgré tout, relativisent :«vu les cours, c’est moins pire que je pensais».
Pourtant, s’il y a bien un endroit où l’on valorise le maigre, c’est ici, dans le canton de Moulins-Engilbert. Sur ces terres acides au faible potentiel de cultures, les agriculteurs travaillent à l’herbe et ont sélectionné les bêtes pour leur potentiel de valorisation, en viande et en carcasse.
C’est ce qui a contribué à la renommée du marché auprès des engraisseurs. Il faut dire aussi qu’à l’époque, les créateurs du marché, au premier rang desquels Guy Laporte, ne manquaient pas d’idées pour développer ce lieu unique : couverture du marché, carte verte obligatoire, garantie de paiement…