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Bac «Grenelle» du Nord de la Nièvre

98 parcelles prélevées sur 4 Bac

Du 2 au 4 novembre l’opération «reliquats» sur les parcelles des Bac «Grenelle» Nord de la Nièvre, s’est déroulée pour la deuxième année. Les prélèvements ont été effectués sur 98 parcelles de 4 Bac. Il s’agit d’évaluer les reliquats d’azote entrée hiver avant la période de recharge des nappes.
Par Anne-Marie Klein
98 parcelles prélevées sur 4 Bac
Sur le Bac de la Fontainerie, la tarière à gouge électrique montée sur quad procède aux prélèvements avec beaucoup de précaution. Les échantillons seront ensuite analysés par un laboratoire à Blois, tandis que la modélisation des données sera assurée par
Comme l’année passée, Lison Delsalle, supervise la collecte d’échantillons sur les Bac «Grenelle» du Nord de la Nièvre identifiés comme particulièrement sensibles à la présence de nitrates. 4 Bac sont concernés par ce prélèvement de 98 échantillons. Prélèvements réalisés avec l’accord des agriculteurs volontaires pour participer à cette opération, pendant les trois années de collecte d’échantillons et d’information sur les reliquats entrée et sortie d’hiver.
Montée sur quad, la tarière à gouge électrique enchaîne les prélèvements de sols réalisés par la société Ciblagro. Ces prélèvements seront ensuite analysés par le laboratoire Galys, basé à Blois. L’ensemble de l’expérimentation qui doit se dérouler sur trois années, concerne 5 captages, ce qui a amené leurs gestionnaires (ville de Clamecy, commune de Dornecy, de Brinon-sur-Beuvron, SIAEP des Vaux de Beuvron et de Surgy-Pousseaux) à s’associer pour mutualiser les moyens et les compétences dans le but d’assurer une animation agro-environnementale cohérente sur le territoire. Lison Delsalle est en charge de l’animation de cette cellule agri-environnement et c’est à ce titre qu’elle pilote les opérations de prélèvement. Cette expérimentation concernant la mesure des reliquats azotés a été décidée par les élus, elle est menée en partenariat avec la Chambre d’agriculture de la Nièvre et subventionnée par l’Agence de l’Eau Seine-Normandie.

Mieux connaître le fonctionnement des sols
«C’est le moyen de mieux connaître le fonctionnement des sols, d’identifier les rotations présentant plus ou moins de risques et les successions culturales les plus favorables pour la préservation de la qualité de l’eau», explique l’animatrice agro-environnement qui observe que «sur plusieurs années l’azote se comporte différemment en fonction des conditions climatiques, la dynamique de l’azote peut être très différente selon les situations».
Les résultats après analyses et confrontation des reliquats sortie d’hiver, vont apporter des informations précieuses aux agriculteurs dans la gestion de leurs parcelles et pour l’évolution de leurs pratiques culturales. Les points de prélèvements sont géolocalisés ce qui permet chaque année d’en retrouver la localisation exacte. Une réunion de restitution est prévue d’ici quelques mois, quand l’ensemble des données aura été collecté et analysé.

Cette réunion doit permettre de mieux comprendre l’évolution des observations et de discuter autour de la variabilité des données.
Car il s’agit d’avancer ensemble dans une stratégie gagnant-gagnant, qui doit autant profiter à l’environnement qu’aux agriculteurs partenaires de l’opération.